Selon les experts, l’Aspartame est sans danger…

1024px-Monosodium_glutamate_crystals

« Selon le professeur Jean-Marie Bourre, une expertise collective de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) vient de confirmer l’innocuité de l’aspartame (…) L’aspartame est un produit sans danger pour tous, à tous les âges de la vie. Une expertise collective de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) vient de le confirmer de nouveau, reprenant ainsi l’avis qu’elle avait rendu en 2011. L’avis conclut que l’aspartame et ses produits de dégradation sont sûrs pour la population générale, y compris les nourrissons, les enfants et les femmes enceintes. Les risques supposés de cancer, d’altération du système nerveux central, de troubles des fonctions cognitives, que ce soit chez l’adulte et chez l’enfant, sont complètement écartés.

Les experts ont conclu qu’aucun élément nouveau n’avait été identifié qui indiquerait que les avis précédents de l’EFSA et du Comité scientifique de l’alimentation humaine devraient être révisés, tout en reconnaissant également que les inquiétudes du public concernant l’aspartame subsistaient. Mais nombre des inquiétudes exprimées se rapportent à des cas isolés d’effets indésirables. Bien que l’EFSA et les experts nationaux aient consenti des efforts considérables et investi du temps ainsi que des ressources afin d’évaluer les informations disponibles sur ces cas isolés, ces données se sont révélées très limitées, empêchant ainsi une analyse efficace.

Le consommateur doit donc faire la part des choses entre une polémique qui, depuis des années, s’acharne sur l’aspartame avec des arguments aussi divers et parfois saugrenus que non fondés scientifiquement ni en termes de santé publique, et une expertise collective menée dans les règles de l’art, par des personnalités scientifiques renommées pour leur compétence en la matière, qui ont travaillé pendant deux ans et demi, analysé plus d’un demi-millier de travaux scientifiques et médicaux publiés depuis trente ans, tant chez l’homme que sur des modèles animaux, et réalisé une multitude d’auditions. Ainsi, comble de l’absurde, il a même été proposé de le taxer! Or, soit le produit n’est pas dangereux, pourquoi donc le mettre à l’index? Soit il présente des dangers, si minimes soient-ils, et il convient alors de l’interdire. Les rares études prétendant montrer un effet nocif de l’aspartame sont étonnamment les seules dont on a largement entendu parler… Or, ce qu’on sait moins, c’est qu’elles se sont toutes avérées non concluantes… Elles utilisaient, en effet, des méthodologies inadaptées, des souches d’animaux non pertinentes, des doses représentant plusieurs centaines de fois la consommation moyenne, des protocoles expérimentaux ineptes, autant de biais rédhibitoires et de conclusions incohérentes.

Au contraire, de multiples études toxicologiques, dans le monde entier, ont permis de déterminer le niveau de consommation acceptable. Ainsi, la limite, dénommée DJA (dose journalière admissible), est la quantité d’aspartame qu’un individu peut consommer tous les jours de sa vie sans risques pour sa santé. Et il faut savoir que cette limite représente encore une dose quotidienne incomparablement plus importante que celle usuellement absorbée! Mais le mal est fait, et ces «travaux», aussi contestables soient-ils, n’en ont pas moins culpabilisé inutilement de nombreuses mères qui en toute bonne conscience ont donné des édulcorants à leurs enfants en surpoids. Or, statistiquement parlant, un de ces enfants peut développer un cancer. (…) C’est une excellente nouvelle pour celles et ceux qui consomment de l’aspartame, qui en ont consommé ou qui en consommeront, sans honte ni crainte. Car il est temps de dire haut et fort que les édulcorants intenses, dont fait partie l’aspartame, sont utiles à bien des motifs. Ils contribuent à modérer les apports caloriques, en limitant la consommation de sucres, notamment ajoutés ; ils aident à prévenir la prise de poids ; les gros ont plus de facilité à maigrir et les diabétiques à contrôler leur glycémie. Or, 78 % de ces patients consomment des produits avec édulcorant et 88 % estiment qu’ils leur sont utiles, car ils permettent de rendre moins contraignante la discipline alimentaire, en conservant la notion de plaisir liée au goût sucré. Ils assurent enfin et surtout la socialisation de nombreux malades, en leur évitant des «régimes» trop draconiens…

Enfin, rappelons que, selon la réglementation qui fixe les doses journalières admissibles, la dose d’aspartame autorisée est 1000 fois supérieure à celle de la stévia… Sachant aussi qu’à en croire les toxicologues, si la stévia achetée en petits comprimés est un produit pur et sans danger, en revanche, l’utiliser sous forme de feuilles n’est pas une bonne idée, car leur innocuité n’est pas prouvée… », précise Le Figaro dans sa rubrique santé.